A NOTER ET RETENIR

MANIFESTATIONS, CONFERENCES, PARUTIONS

Manifestations, conférences et évènements organisés, soutenus ou signalés par la Fédération ou une Société affiliée.
Parutions d'ouvrages par la Fédération, une Société affiliée, des membres de l'une de ces Sociétés, ou, plus largement, dans les centres d'intérêt de ce site.

 

22 décembre 2018 Hors FSSV

Une page d'histoire d'un grand groupe industriel alsacien

Dans cet ouvrage, magnifiquement illustré, Nicolas Stoskopf, professeur émérite de l'Université de Haute-Alsace, retrace l'histoire de l'entreprise Kronenbourg, dont les origines remontent en 1664, à l'initiative d'une famille luthérienne, les Hatt (Hatten), qui s'installe à Strasbourg depuis la fin du XVIe siècle et choisit de passer de l'activité de la teinturerie à celle de la brasserie.

Pendant dix générations, cette famille contribue au développement de la brasserie alsacienne, en fondant deux grandes "brasseries usines" au milieu du XIXe siècle,  à Cronenbourg et Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg. L'aventure se poursuit jusqu'aux années 1980 et les dirigeants, qui se succèdent, savent par étapes, faire évoluer l'organisation de leur entreprise (création de sociétés anonymes et absorption d'autres établissements) et leurs productions (développement du marché de la bière en bouteille). Après la Seconde Guerre mondiale, les établissements Hatt connaissent "vingt-cinq glorieuses" années de prospérité (1945-1969). Dans ce récit, qui ne tombe jamais dans l'hagiographie et n'hésite pas à relever les erreurs de parcours, l'auteur analyse les choix de cette famille, qui décide de céder Kronenbourg au groupe BSN en 1970, et laisse le groupe Heinecken s'emparer de la brasserie de Schiltigheim par une OPA en 1972. 

L'histoire des brasseries du Grand Est est donc désormais bien défrichée, si l'on pense aux autres travaux déjà publiés, notamment ceux de philippe Voluer pour la Lorraine et de notre ami Jean-Aimé Morizot pour les Vosges.

Nicolas Stoskopf, Les Hatt. Une dynastie des brasseurs strasbourgeois de 1664 aux années 1980, Editions Vandelle, 2018, 320 p. (bibliographie et tableau des 36 brasseurs de la famille Hatt p.287-289).

Eric Tisserand.

Vendredi 7 décembre 2018 à 20h Société d'histoire locale de Remiremont et de sa région Centre culturel Gilbert Zaug - Remiremont

L'industrie textile à Remiremont de 1918 à 2005

 

Conférence de la Société d'Histoire de Remiremeont et de sa région,

par Jean-Aimé Morizot

L'industrie cotonnière romarimontaine, avec ses trois grandes filatures de la Madelaine, Béchamp et de la Moselle connaît son âge d'or avant la Grande Guerre. Commencent ensuite les épreuves et les crises marquées par des difficultés qui entraînent les fermetures temporaires ou définitives, des reconversions.

Dans les années 60 et 70, la confection avec les établissements Wernert, Remy, Briot... permet au secteur textile de relever la tête mais la liberté des échanges finira par venir à bout de la tenacité d'une profession aujourd'hui disparue.

Entrée libre

5 octobre 2018 Hors FSSV

Une publication sur l'histoire du Jura

Le travail de recherche de Pierre-Yves Deroche, vosgien d'adoption, nous invite à découvrir l'histoire d'un territoire,dont les caractéristiques naturelles (eau/lacs et forêts), économiques (exploitation de ressources comme le sel et importance des activités commerciales, création de forges) et sociales/culturelles (influence de communautés religieuses avec un prieuré et un couvent des Carmes) partagent de nombreux points communs avec notre territoire vosgien. Il s'agit de la baronnie de Clairvaux-les-Vaudain dans le Jura, dont l'auteur retrace la formation et son histoire, depuis l'étude des premières traces humaines jusqu'au Moyen Âge (tome I), puis de la guerre de Cent ans jusqu'en 1789 (tome II).
Son administration passe sous le contrôle des seigneurs de Faucogney-Villers-Sexel à la fin du XIIIe siècle, puis des barons de la famille vosgienne de Bauffremont au milieu du XVe siècle. Quatre siècle plus tard, le prince de Bauffremont vend tous les biens dépendants de ses anciennes seigneuries de Clairvaux, Saint-Sorlin, Saint-Maurice, Châtel-de-Joux, dont 6000 hectares de forêts, au maître de forges Le Mire.
La démarche et les méthodes de l'auteur ne suivent pas toujours celles des historiens,  mais elles s'avèrent animées par une curiosité débordante et une volonté de comprendre, qui ont conduit à accumuler de nombreuses informations et à proposer une iconographie variée. Ses contacts avec les descendants actuels de la famille de Bauffremont lui ont permis d'accéder à des archives non encore explorées. Un troisième volume est prévu pour évoquer l'industrialisation de ce territoire.
Pierre-Yves Deroche, La baronnie de Clairvaux-les-Vaudain, Tome I, du Néolithique au Moyen Âge, édition France libris, 2016, 188 p. ; Clairvaux, cinq siècles de seigneurs, Bauffremont, bons barons, Tome II, de la guerre de Cent ans à la Révolution, chez l'auteur, 2017, 207 p. (annexes et table des matières en fin des deux volumes).

Eric Tisserand

18 décembre 2017 Fédération des Sociétés Savantes des Vosges Epinal - Remiremont

Parution : Une tendre et constante amitié

 

Lettres d'Anne Charlotte de Lorraine

Présentées par Pierre Heili

 

« Je vous réitère ma tendre et constante amitié », « je vous assure d’une amitié éternelle », « je vous aime de tout mon cœur, passionnément ». C’est par ces tendres aveux qu’Anne Charlotte, abbesse de Remiremont et de Mons, princesse lorraine, conclut ses lettres à Gabrielle de Bouzey, son ancienne demoiselle d’honneur.
Au fil de cette correspondance rédigée de 1761 à 1773, Anne Charlotte nous invite au cœur de la société aristocratique lorraine et impériale. Elle nous associe à ses plaisirs futiles, à la chasse, aux jeux de cartes, aux jours heureux. Mais il n’est pas que du bon temps dans ce siècle de fer. La peste et la petite vérole frappent jeunes et vieux, pauvres et riches, jusque dans les familles princières. Anne Charlotte en souffre directement. Elle n’en est pas moins attentive à la misère du petit peuple, à « ces pauvres qui sont de chair et d’os comme nous ». Elle s’inquiète de ce monde ébranlé par les guerres et les révoltes, et dont elle pressent la fin : « Nous vivons dans un temps où l’on fait des choses sans exemples et je ne suis pas étonnée que l’on devienne fou. Je crois que le monde finira bientôt, car j’y vois bien des phénomènes ».
Abbesse, Anne Charlotte s’acquitte sincèrement de ses dévotions dans son abbaye de Mons pendant les fêtes de l’Avent et de Pâques, mais elle avoue sortir « extrêmement fatiguée de la Semaine sainte », et nous assure qu’elle « n’est pas dévote ». Princesse, elle vit davantage à la cour de son frère, gouverneur des Pays Bas, que dans son abbaye. Elle n’en garde pas moins assez d’indépendance pour regretter ouvertement l’expulsion des jésuites.
La lecture de ces 183 lettres inédites nous plonge dans l’univers de cette personnalité complexe, entre profondeur et futilité, entre espoir et inquiétude, entre violence et douceur de vivre, à l’image de ce XVIIIe siècle à la fois si proche et si différent du nôtre.
 

272 p. Illustrations couleurs - 20 €

 Accès à la librairie en ligne

 

Juin 2017 Société d'émulation du département des Vosges Epinal

Parution : Les faïenceries de Rambervillers et de Moyen

Claude Guyot
Avec la collaboration de Charles Kraemer


Etude systématique des productions de ces manufactures entre 1730 et 1866 et celles de Badonvillers, Cirey-sur-Vezouze, Domèvre-sur-Vezouze, Epinal, La Trouche, Les Auges et Lunéville


Ed. Société d’émulation du département des Vosges et Claude Guyot, Epinal, 2016, 161 p. ill. couleur.
ISSN 1146-7258


Prix sur la Librairie en ligne FSSV : 40 €, port de 6 € compris (soit 34 € à l'affichage)

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