A NOTER ET RETENIR

MANIFESTATIONS, CONFERENCES, PARUTIONS

Manifestations, conférences et évènements organisés, soutenus ou signalés par la Fédération ou une Société affiliée.
Parutions d'ouvrages par la Fédération, une Société affiliée, des membres de l'une de ces Sociétés, ou, plus largement, dans les centres d'intérêt de ce site.

 

Samedi 14 septembre 2019 - 15 h Association Saône lorraine Châtillon-sur-Saône - Grenier à sel

Goûter Histoire

au Grenier à sel à Châtillon sur Saône

Animé par Sabine Frommel
Directeur des Études et enseignante à l’École Pratique des Hautes Études


Sur le thème :


L’influence de Serlio et des maîtres italiens sur l’architecture des espaces lorrains et champenois au XVIe siècle

 


Le cas de Châtillon et des cités voisines pourra être évoqué dans le débat qui suivra la conférence

 

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4 juillet - 14h 30 Association pour le développement du pays des Trois-Provinces Lamarche - Devant l'église

Sur les traces des familles juives de Lamarche

Evènement passé

 

Sous l'égide de l’Association pour le Développement du Pays des 3 Provinces - ADP3P, Gilles Grivel propose une visite de Lamarche sur les traces des familles juives qui ont habité cette ville.

La visite commencera à 14 heures 30, devant l’église de Lamarche. Elle durera environ une heure et demi. Elle comprendra d’abord un parcours dans la ville, qui permettra de voir de l’extérieur l’ancienne synagogue et certaines des maisons habités autrefois par les familles juives. Ensuite, nous nous rendrons au cimetière israélite.

 

Les frais de participation sont de 2 euros. Pour tout renseignement complémentaire, contacter dominique.grandjean@yahoo.fr ou le 03.84.92.45.41.

 

Petite notice proposée par Gilles Grivel

Lamarche est un bourg du sud-ouest du département des Vosges, à la limite de la Haute-Marne. Il est situé à une vingtaine de kilomètres. Des familles juives venues du nord de la Lorraine et de l’Alsace s’y sont établies à partir de la fin du 18e siècle. Une vie communautaire s’est mise en place dans les années 1840 avec la création d’une synagogue, puis en 1860, d’un cimetière. La communauté, qui a atteint son apogée dans les années 1870. Elle compte alors 79 fidèles. Elle décline ensuite, comme l’ensemble de la population de la commune, avec 46 fidèles en 1910 et une vingtaine dans les années 1930. La synagogue ferme ses portes au début du 20e siècle.


Les juifs, qui sont particulièrement actifs dans le commerce des bestiaux et celui des produits textiles, se sont progressivement intégrés à la vie locale. Un d’entre eux, Camille Picard (1872-1941) est élu maire en 1908 et occupe ce poste jusqu’en 1940. Il est aussi député de 1910 à 1919, de 1924 à 1928 et de 1932 à 1936 ;


En septembre 1939, lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, arrivent à Lamarche et dans les villages voisins des familles juives évacuées des régions frontalières avec l’Allemagne. En juin 1940, lors de l’invasion allemande, un certain nombre de ces familles fuient, tout comme les juifs de Lamarche. De 1942 à 1944, les rafles se succèdent dans les villages proches de Lamarche. Les juifs arrêtés sont assassinés à Auschwitz. A la Libération, en 1944, les juifs de Lamarche, qui s’étaient cachées en zone libre, reviennent, mais leur exode vers les grandes villes continue dans la deuxième moitié du 20e siècle. La communauté juive a aujourd’hui disparu, mais il reste des traces de son passé, par exemple le cimetière israélite, dans lequel plus d’une dizaine d’inhumations ont eu lieu depuis 1995.

 

 

On pourra se reporter aux articles de Gilles Grivel sur Camille Picard et sur les familles juives dans les Actes des JEV de Lamarche : Aux marches de la Lorraine, p. 239 et 305.

 

Vers le site d'ADP3P


 

Société d'émulation du département des Vosges

Colloque "Pour en finir avec la Guerre"

Evènement passé

 

POUR EN FINIR AVEC LA GUERRE
LA SOCIETE CIVILE VOSGIENNE APRES LA « DER DES DERS » 1919-1939


28 et 29 juin 2019 à l’auditorium de la bmi, 48, rue Saint-Michel Épinal | entrée libre et gratuite

 

Entre deuil et mémoire
vendredi 28 juin matin (accueil à partir de 9h30)

10h00-10h40 - Après l'abbé Collé, la naissance des cimetières nationaux dans les Vosges | Laurent Jalabert
10h40-11h20 - Les monuments aux morts des Vosges, expression de la vie d’« après » | Nadine Berthelier
11h20-12h00 - Le mouvement ancien combattant dans les Vosges, entre union et désunion | Jean-François Colas

Penser le monde d’après
vendredi 28 juin après-midi

14h00-14h40 - Quel avenir pour les « Provinces libérées » ? L’opinion de la presse spinalienne | Gilles Grivel
14h40-15h20 - Mémoire de la Grande Guerre et pacifisme : le cas du département des Vosges | Philippe Alexandre
15h20-15h40 - pause
15h40-16h20 - André Philippe et la politique patrimoniale vosgienne après la paix retrouvée | Charles Kraemer
16h20-17h00 - Révolutionner l’éducation dans les Vosges : le moment Cattier | Alexandre Laumond

Projection-débat
Cinéma Palace, vendredi 28 juin à 19h30

Projection puis débat autour du film Cessez-le-feu d’Emmanuel Courcol (2017)


Rebâtir et réinventer
samedi 29 juin matin

9h00-9h40 - Le textile vosgien après la Grande Guerre. Ruines et deuils, tensions sociales, concentration et hommes d'affaires | Jean-Pierre Doyen
9h40-10h20 - Guerre et forêts dans les Vosges : une filière bois déstabilisée ? | Éric Tisserand
10h20-10h40 - pause
10h40-11h20 - Du « macaroni » au « fils de Mussolini », les Italiens dans les Vosges de l’après-guerre | Pierre-Louis Buzzi     
11h20-12h00 - L’hôpital militaire de Golbey et l’hospice départemental. La Grande Guerre et l’entre-deux-guerres | Pierre Labrude


 

20/04/2019 Hors FSSV

Une étude remarquable sur la désindustrialisation en Lorraine

Pascal Raggi, maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Lorraine, décrit le long dépérissement des mines de fer et de la sidérurgie entre 1963 (premières restructurations des mines lorraines et reductions des emplois)  et 2013 (fermeture des hauts-fourneaux d'Hayange). Pour mener cette étude, l'auteur alterne les angles de vue en six chapitres : la formation du réseau d'activités minières et sidérurgiques et de son milieu entrepreneurial (1890-années 1960) dans ce bassin ferrifère de 100 000 hectares, qu'il qualifie de "Far-West capitaliste et industriel"; sa désindustrialisation par la fermeture progressive des usines et une baisse vertigineuse des effectifs salariés (disparition complète des 22 600 "gueules jaunes"; 4 000 sidérurgistes en 2013 contre 80 000 au début des années 1960); une analyse des innovations techniques qui se poursuivent dans ce secteur, malgré (et du fait) de ses difficultés, et qui a totalement bouleversé les métiers miniers et sidérurgiques; le délitement du monde ouvrier et de ses solidarités; le positionnement des syndicats majoritaires dans les mines et les usines de Lorraine (CGT, CFDT) vis-à-vis des mutations techniques et technologiques; enfin le rôle de l'Etat face à la désindustrialisation à partir d'une comparaison entre la Lorraine et le Grand-Duché de Luxembourg. Une étude remarquable qui s'appuye sur une documentation très diversifiée, que l'on peut consulter dans les annexes (p.368-448). Les problématiques développées pourraient être reprises pour aborder les processus de désindustrialisation dans les Vosges, notamment pour l'industrie textile.

Pascal Raggi, La Désindustrialisation de la Lorraine du fer, Paris, Classiques Garnier, Histoire des techniques n°16, 2019, 506 p. (glossaire, sources et bibliographie en fin de volume).

 

                                                                                                         

 

 

 

 

20/04/19 Hors FSSV

La suite de la dynastie Bauffremont

Pierre-Yves Deroche poursuit le récit, dans ce second volume, de la famille de Bauffremont jusqu'au début du XIXème siècle. Vous pourrez suivre, entre autres, leur chrono-généalogie, avec leurs alliances, leurs guerres, leurs mariages (parfois compliqués!), la genèse  sous Louis XIV de leur propre régiment de dragons et d'infanterie et leur rôle dans la conquête de la  Franche-Comté.

Pierre-Yves Deroche, Clairvaux, cinq siècles de seigneurs. Bauffremont, bon baron, chez l'auteur, 2019, 210 p.

Ce livre est en vente chez le diffuseur, Librairie  LA PLUME 44, Grand'rue 39130 CLAIRVAUX les Lacs  tél : 03 84 25 27 11 librairielaplume@neuf.fr ou directement chez l'auteur PY D 22 rte CD 417 88530 LA FORGE  0674225796 amderochegmail.com.

 

2019 Hors FSSV Lille

Parution : Les protestantismes en Lorraine

Un ouvrage auquel nos amis Eric Tisserand (Le patronat protestant au 19e siècle - avec Nicolas Stosskopf) et Gilles Grivel (Le rôle des protestants dans la vie politique vosgienne) ont participé.

 

Résumé

Le protestantisme est généralement réputé étranger à la Lorraine. Pourtant, la diversité géopolitique de l'espace lorrain à l’époque moderne, puis sa partition tragique à l’époque contemporaine, font de ce territoire un lieu de diffusion contrastée des réformes protestantes, dans leur diversité. Calvinistes, luthériens ou encore anabaptistes, jusqu’aux évangéliques aujourd’hui, ont tous, malgré leur situation d’extrême minorité et la précarité, parfois, de leur condition juridique, joué un rôle non négligeable dans l’histoire lorraine.
Il s’agit donc de réévaluer cette place, de faire un bilan des travaux les plus récents et de lancer des pistes pour de futures recherches, tout en replaçant la Lorraine dans des contextes plus larges, du fait de sa position d’entre-deux entre les constructions nationales française et allemande.
Entre synthèse globale et études de cas, cet ouvrage est un reflet de nos connaissances actuelles sur le sujet, ce qui constitue une entreprise éditoriale inédite.

 

Vers le site de l'éditeur (possibilité d'achat en ligne)

 

22 décembre 2018 Hors FSSV

Une page d'histoire d'un grand groupe industriel alsacien

Dans cet ouvrage, magnifiquement illustré, Nicolas Stoskopf, professeur émérite de l'Université de Haute-Alsace, retrace l'histoire de l'entreprise Kronenbourg, dont les origines remontent en 1664, à l'initiative d'une famille luthérienne, les Hatt (Hatten), qui s'installe à Strasbourg depuis la fin du XVIe siècle et choisit de passer de l'activité de la teinturerie à celle de la brasserie.

Pendant dix générations, cette famille contribue au développement de la brasserie alsacienne, en fondant deux grandes "brasseries usines" au milieu du XIXe siècle,  à Cronenbourg et Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg. L'aventure se poursuit jusqu'aux années 1980 et les dirigeants, qui se succèdent, savent par étapes, faire évoluer l'organisation de leur entreprise (création de sociétés anonymes et absorption d'autres établissements) et leurs productions (développement du marché de la bière en bouteille). Après la Seconde Guerre mondiale, les établissements Hatt connaissent "vingt-cinq glorieuses" années de prospérité (1945-1969). Dans ce récit, qui ne tombe jamais dans l'hagiographie et n'hésite pas à relever les erreurs de parcours, l'auteur analyse les choix de cette famille, qui décide de céder Kronenbourg au groupe BSN en 1970, et laisse le groupe Heinecken s'emparer de la brasserie de Schiltigheim par une OPA en 1972. 

L'histoire des brasseries du Grand Est est donc désormais bien défrichée, si l'on pense aux autres travaux déjà publiés, notamment ceux de philippe Voluer pour la Lorraine et de notre ami Jean-Aimé Morizot pour les Vosges.

Nicolas Stoskopf, Les Hatt. Une dynastie des brasseurs strasbourgeois de 1664 aux années 1980, Editions Vandelle, 2018, 320 p. (bibliographie et tableau des 36 brasseurs de la famille Hatt p.287-289).

Eric Tisserand.

Vendredi 7 décembre 2018 à 20h Société d'histoire locale de Remiremont et de sa région Centre culturel Gilbert Zaug - Remiremont

L'industrie textile à Remiremont de 1918 à 2005

 

Conférence de la Société d'Histoire de Remiremeont et de sa région,

par Jean-Aimé Morizot

L'industrie cotonnière romarimontaine, avec ses trois grandes filatures de la Madelaine, Béchamp et de la Moselle connaît son âge d'or avant la Grande Guerre. Commencent ensuite les épreuves et les crises marquées par des difficultés qui entraînent les fermetures temporaires ou définitives, des reconversions.

Dans les années 60 et 70, la confection avec les établissements Wernert, Remy, Briot... permet au secteur textile de relever la tête mais la liberté des échanges finira par venir à bout de la tenacité d'une profession aujourd'hui disparue.

Entrée libre

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